29 mars 2008
Petits soins pour bébé
Une jolie demoiselle a vu le jour mercredi dernier aussi je me suis lancée dans la confection de trois petits soins pour elle :
un baume à popotin
15 g d'huile d'amande douce
7 g d'huile de rose musquée
40 g de beurre de karité
14 g de beurre d'avocat
12 g de cire émulsifiante
21 g de gel d'aloé vera
4 cuillère à café d'oxyde de zinc
1 pointe de couteau de poudre d'allantoïne
EPP
Fragrance poudre de bébé (bien sûr !)
une huile de massage
40 g d'huile de noyaux d'abricot
40 g d'huile de jojoba
15 g d'huile d'amande douce
un liniment tout doux
50 g d'eau de chaux
1 cuillère à café d'ester de sucre
35 g d'huile de noyaux d'abricot
15 g de macérât de calendula
Tout ça prend très peu de temps à fabriquer en fait ! Là je finalise les étiquettes pour décorer tout ça ...
J'offre tout ça mardi ... à suivre à suivre !!
18 mars 2008
Poudre pour le corps
Juste parce que je trouve ça rigolo de se poudrer le corps ...
- 1 part de farine de riz
- 1 part d'arrow root
- 1/2 part de bicarbonate de soude
- 1/2 part de maïzena
- 1 cuillère à café de poudre de soie
- 1 cuillère à café d'argile blanche
- 1 cuillère à café de mica brillant ou doré
- un peu de poudre d'iris
Pour être honnête, la formule vient d'Aromazone je crois je sais plus trop en fait !
16 mars 2008
Sels pour un bain rose
Pour colorer l'eau du bain ce qui plait toujours aux enfants voilà ce que j'ai préparé :
- 100 g de sels d'epsom,
- 75 g de sels de mer,
- 25 g de bicarbonate de soude,
- 1 cuillère à café d'huile d'amande douce
- un peu de poudre de campêche
Le principe est simple : bien mélanger les ingrédients et incorporer à la fin l'huile végétale pour bien en imprégner tous les autres ingrédients.
Et finir par le colorant à doser selon l'envie ...
15 mars 2008
Lait en poudre pour le bain
A l'occasion du colis pour ma Nam ... je voulais trouver un thème qui coordonne un peu le colis et c'était : Va prendre ton bain ! mdr !
Dedans j'y avais glissé ce lait en poudre pour la bain :
125 g de bicarbonate de soude
125 g de flocons d'avoine moulus
250 g de lait en poudre
125 g de sel de mer
1 cuillère à soupe de macérât de vanille
J'ai tout bien mélangé, mixé et j'ai fini par incorporer lentement le macérât.
Bon faut être honnête au vu des quantité j'en ai eu un sacré stock d'avance ! Mais mes filles étaient ravies ! Nous avons fini le pot il n'y a pas si longtemps que ça et l'odeur de vanille était toujours aussi présente qu'au début.
voilà une recette ultra simple et rapide et qui fait une belle peau toute douce ...
02 mars 2008
Essai avec Windows Live Writer
Petit essai avec le nouveau joujou du moment !
Grâce aux bons conseils de Démolite hoplahop barbatruc un nouvel outil pour écrire ses billets hors ligne (et donc ... zapper les sauts d'humeur ma connexion ! grr)
25 février 2008
Ma NSP je l'adore !!
Et voilà ce que j'ai eu le grand plaisir d'avoir dans ma boîte la semaine dernière :
Je vous laisse découvrir les images :

Ca donne envie hein ??
Alors au menu de la Saint Valentin et oui c'est un colis à thème !
- des bougies et un bougeoir fleur,
- des batons d'encens indien,
- une tuerie : un voile velours pour le corps à la mangue ... trop génial ce truc !
- un bonbon de douche Flower Shower ... heu y'a plus que l'emballage j'ai déjà mis dans ma douche !
- un porte clef I love you ... mes filles adorent !
- un livre pour rester dans l'ambiance
- un pot de confiture à la myrtille ... très liquide ... mais en coulis avec un gros gâteau au chocolat ... ben ça le fait carrément ! héhéhé
- du confit de fleur pour sucrer café ou thé .. pas encore testé mais ça me tente ce truc !
Et le tout accompagné d'un mot à l'encre rose ! elle est hyper romantique ma copine hein ?
Non mais franchement quand elle dit qu'elle me gâte pas assez !! ralàlàà ben moi ça me va très très bien !!
Un gros gros merci ma belle ! vivement mi - avril qu'on remette ça !
27 janvier 2008
Crème après shampoing
Ca faisait longtemps ... alors zou une chtite recette :
Phase huileuse
75 g d'huile d'avocat
24 g de conditionner emulsifier
Phase aqueuse :
60 g d'eau filtrée
45 g d'hydrolat de thym
90 g d'aloé vera
6 g de glycérine végétale
Phase des actifs :
1/4 de cuillère à café d'extrait de soie
3 cuillères à café de phytokératine
1 pointe de couteau de gomme de xanthane
huile essentielle de lavande, sauge et ylang ylang
1 % de conservateur
et voilà ! plutôt simple mais efficace !
Vous en pensez quoi ?
18 janvier 2008
Tous premiers savons !
Mes tous premiers savons :

D'après une recette originale de Nitou
Moi j'ai mis fragrance karité et fleur de riz ... déjà ça sens super bon !! Et puis j'ai utilisé les moules que m'ont offert mes filles pour les fêtes de fin d'année !
La prochaine fois j'utilise ceux que j'ai commandé chez Zinette ...
Enfin si l'essai est concluant : à l'aspect ils sont lisses, l'odeur est très sympa ... plus que quatre semaines pour savoir ! rhooo c'est long !!
Un soir d'automne
Tout commence un
tendre soir d’automne. Je suis dans mon petit appartement du cinquième étage
d’un sombre immeuble de la banlieue parisienne. A ce moment où le temps semble
s’être arrêté, je me sens délicieusement bien. C’est une de ces rares soirées
où une nappe de totale tranquillité recouvre notre petit univers. Les tendres
et chaleureuses couleurs enflammées de l’automne envahissent ma modeste demeure
et semblent d’une fort subtile manière modifier totalement mon environnement.
Tout autour de moi a un aspect et une substance différente. Moi qui souhaite
depuis quelques temps déjà modifier la décoration de mon salon, je suis
servi : une simple infime modification de l’intensité lumineuse et je me
retrouve, sans même avoir à me déplacer, ailleurs.
Cependant,
à ce magnifique instant de complet bien-être jamais je ne me serais douté que
cela finirait et certainement pas de cette étrange et inquiétante manière.
Lire la suite...
Je
souhaite avant de conter mon histoire, planter le décor de ma situation
d’alors. Cela peut sembler saugrenu mais de toute façon, d’aussi loin que je me
souvienne c’est cet instant précis qui me revient à l’esprit. Tout cela est
désormais embrumé par les affres du temps qui passe, et par ma situation de
complet isolement auquel j’ai dû me résoudre ; voilà bien des années déjà
que je n’ai rencontré un confrère du genre humain.
Comme
le soir tombe, la lumière venue de l’extérieur a bientôt besoin du soutient
d’une vive et crue aide électrique, et c’est ainsi que la magie de l’instant
présent s’envole. Prit d’une soudaine insupportable lassitude, j’ai tôt fait de
me glisser dans la douceur de mes draps. En m’enfonçant délicieusement dans mes
délicats oreillers, je m’endors enfin et sombre dans un profond mais non moins
réparateur sommeil. Le matin suivant à peine fraîchement sorti d’une douche
bienfaitrice, je me rends au salon afin d’y continuer mon travail de la veille.
Arrivé sur le seuil de la porte, j’ai alors la plus curieuse des visions qui
m’ai jamais été donné de voir.
Je me
retrouve de nouveau baigné dans la douceur d’un paisible soir d’automne. Mais
pas n’importe que soir : en effet, je me vois tel que j’étais, la veille,
assis dans mon imposant fauteuil de cuir, envahi du bonheur intense d’être là,
vivant, à l’instant précis où une douceur inhabituelle m’environnait. Je mets
un certain temps à comprendre ce qui m’arrive : c’est incroyable ; je
suis le propre spectateur d’un instant de ma propre vie. Je me frotte les yeux,
regarde de nouveau, ce n’est pas une hallucination, comment cela peut-il être
possible ?
Je
passe une bonne journée avant d’ôter l’air niais et ébahi qui s’est affiché sur
mon visage. Et reste encore une bonne journée à me voir reproduire les mêmes
gestes que j’ai effectué seulement quelques minutes auparavant.
Enfin,
je me décide à affronter l’extérieur ; j’y suis bien obligé d’ailleurs, le
week-end prend fin, il est temps d’aller travailler. Une angoisse sourde me
tenaille tout de même l’estomac, les autres vont-ils remarquer ce qui
m’arrive ?
Je
descends par l’escalier, évitant ainsi de croiser quelqu’un dans l’ascenseur,
j’arrive directement dans le parking souterrain, j’ouvre la portière, je me
glisse sur le siège conducteur, OUF ! Je n’ai encore rencontré personne,
heureusement car reprenant mon souffle, je constate en levant les yeux que je
ne suis plus seul : me voilà qui traverse précautionneusement le parking
en évitant les zones trop éclairées. Mais non ! Je suis déjà dans ma
voiture. Prenant peur soudain, je démarre brusquement, manquant écraser le
chien de la voisine qui vient, elle aussi prendre son véhicule antédiluvien.
Elle se retourne et ma lance un regard noir qui se transforme en étonnement
crois-je deviner dans mon rétroviseur, mais je suis déjà loin, l’ayant planté
sur place, elle, son air benêt et son ridicule chien à nœuds rouges.
En prenant
la nationale je m’imagine sauvé, la vitesse m’éloigne de plus en plus de cet
affreux cauchemar. Ca y est … ça bouchonne ! Et la réalité reprend le
dessus : je vois par le rétroviseur intérieur ma propre voiture arriver
doucement sur moi, ça va toucher ! Ça me traverse pour stopper exactement
sur l’emplacement que j’occupe. Un bref regard autour de moi me rassure sur le
fait que personne autour de moi n’a apparemment remarqué cette plus qu’étrange
manœuvre.
J’ai
la chance de travailler comme comptable dans un cabinet de la banlieue ouest de
Paris. Je suis seul dans mon bureau et ai essentiellement des contacts avec les
clients par téléphone, je ne leur rends visite en moyenne que deux fois par an.
J’ai un collègue qui a un bureau attenant au mien, avec un peu de chance, il ne
sera pas encore arrivé et je pourrais me réfugier dans mon antre sans qu’il me
voit passer. Je crois que la chance est avec moi aujourd’hui, je m’assieds sans
encombre dans mon très confortable fauteuil et commence à travailler, il faudra
songer demain à arriver plus tôt pour ne pas tenter le diable.
Le soir venu
après une journée presque comme les autres, je regagne mes pénates sans
encombre. Sur mon répondeur une lumière indiquant le chiffre un clignote. Distraitement, et même machinalement j’écoute
ma mère me rappeler que je suis attendu le lendemain soir pour fêter
l’anniversaire de mon neveu. Je souris en songeant d’avance au sourire ravi
dont je serais gratifié lorsque le petit déballera son mécano tout neuf. Mais non, je n’aurais ni sourire béat ni même
d’anniversaire, je ne peux y aller, je suis sûr qu’ils vont remarquer quelque
chose, il faut que je trouve une excuse, je ne peux m’y rendre, s’est trop
risqué ! La main déjà posée sur le combiné de mon téléphone bordeaux,
milles excuses se bousculant dans mon cerveau j’ai un remord en songeant à la
déception du petit si je ne viens pas. Résolu je laisse ma main glisser du
combiné et rebondir mollement contre ma hanche. Bon, je vais y aller, mais il
faut que je trouve un stratagème pour que ma famille ne puisse se rendre compte
de quoi que ce soit.
La
nuit du lundi au mardi fut chargée de cauchemars les plus effrayants et les
plus farfelus que mon cerveau que je crois malgré tout sain ai pu inventer.
Cette nuit-là reste toujours pour moi une terrible expérience. Le mardi levé de
très bonne heure, je me rends d’une traite au travail et sur le trajet,
remarquant à peine que je suis suivi par ma propre voiture, je réfléchis à
toute vitesse imaginant une multitude de plans et de stratégies qui feraient
pâlir d’envie un scénariste de cinéma, pour sauver la face devant ma propre
famille.
Arrive
l’heure du repas sans prévenir et mon collègue qui passe la tête par
l’entrebâillement de ma porte sur laquelle il a dû toquer sans que je le
remarque, il a l’air mi-inquiet mi-verdâtre. Il faut tout de même préciser à sa
décharge qu’il a toujours l’air mi – quelque chose mi –verdâtre. Mais le propos
n’est pas là. Voilà qu’il me demande de ma joindre à lui pour le déjeuner et
moi de lui répondre avec mon plus beau sourire, ce qui n’est pas aisé en soit,
que je le ferais avec grand plaisir. Il y a des moments où mon insondable
bêtise qui plane tranquillement dans l’aridité désertique du vide absolu de mon
intellect me surprend. Ce qui dénote tout de même d’un faible lueur de
conscience, comme quoi tout n’est pas perdu. Enfin, me voilà attablé à la
cafétéria de la rue d’à-côté avec ce personnage au teint olivâtre qui, soucieux
d’un incontestable désir esthétique, se vêts jour après jour d’un élégant
costume couleur vert marécage. Ce spectacle me coupant à moitié l’appétit, je
jette de temps à autre un regard vaguement résigné vers la porte à double
battant de l’entrée de la cafétéria. Porte à travers de laquelle je me vois soudain
passer parlant sans émettre le moindre son à quelqu’un qui n’existe pas. Voyant
ma stupeur mon collègue verdissant un peu plus se pencher vers moi et me
demande d’un air décidément bien glauque
la cause de mon propre palissement. Je ne peux alors que tendre le bras vers la
porte en grimaçant de manière assez terrible, au vu du petit mouvement de recul
esquissé par le bonhomme. Sa tête se tourne et son regard se fixe bientôt en
direction de l’entrée où un couple vient de passer en traversant allègrement mon
double. Mon vert compagnon me demande alors si la jeune femme fit un jour parti
de mes trop peu nombreuses conquêtes féminines. Reprenant le dessus, j’embraye
dans son sens et observe d’un air intérieur totalement ébahi mon collègue
débattre de choses et d’autres sans remarquer le moins du monde le petit manège
dont je suis apparemment le seul spectateur.
De discrets regards autour de moi
me confirment que personne d’autre que moi, enfin celui qui est assis à la
table et non celui qui parodie mon passage à la caisse, simulant de porter un
plateau et étant totalement ignoré par la charmante hôtesse. Que personne
d’autre que moi, disais-je, ne vois mon double. C’est alors que je me rends
compte à quel point j’étais tendu. Et c’est avec une gaieté toute retrouvée que
j’achève mon plat, assez tiède soit dit en passant.
Ce
soir je sors un peu plus tôt du bureau pour repasser par chez moi me changer,
prendre le mécano tout emballé et me rendre ensuite chez mes parents à cet
anniversaire tant souhaité et redouté. Je ne vais pas relater ici cette petite fête familiale chargée
d’émotions somme toute très personnelles.
Je
crois que l’épisode de la cafétéria a été décisif sur deux plans : je me
suis à la fois rendu compte que personne d’autre ne me voyais, du moins mon
double, mais surtout c’est qu’à force de m’observer de loin, j’ai pris
conscience de moi. Je m’explique : je me vois de l’extérieur, et il y a
pas mal de choses à changer, c’est fou à quel point l’image que j’avais de
moi-même était fausse.
Je
crois que je vais prendre des vacances. C’est vrai, voilà un an que je n’ai pas
pris de vacances et je pense en avoir bien besoin pour m’améliorer ne serait-ce
que physiquement. Je décide de boucler mes dossiers pour la fin de la semaine
et de poser mes congés dès lundi. Mon
olivâtre compagnon de travail ne s’oppose aucunement à mes projets et j’ai même
l’impression de la voir sourire discrètement de me voir courir dans tous les
sens. Enfin vendredi soir arrive, il me souhaite de bonnes vacances, je sens
qu’il aimerait me demander ma date de retour mais qu’il n’ose pas.
Enfin le
repos, le calme total. De retour chez moi je me verse un verre et me voyant
reproduire le même geste, je décide de me resservir encore … Le lendemain matin
je ne suis pas des plus frais, j’ai même une sacrée gueule de bois. Les vacances commencent bien ! Je reste
vasouillard tout le samedi et me couche tôt. Dimanche pointe le bout de sa matinée et pour la première fois depuis
longtemps je suis bien, j’ai toute la journée devant moi, j’ai l’esprit
tranquille et mon mal de cœur s’est évanoui. Je vaque à quelques occupations d’ordre ménager tout le matin et je
décide de me balader au parc l’après - midi. J’ai eu là une riche idée :
Il n’y a presque personne et la végétation resplendie de chaudes couleurs
automnales. En plus, je puis m’observer discrètement et faire l’inventaire de
tout ce qu’il faut que je modifie.
Insensiblement
je redresse les épaules et rentre le ventre, c’est déjà un peu mieux, je tente
de me défaire de cette grimace qui me déforme en permanence le visage, c’est
quasiment ce qu’il y a de plus difficile. Mais la vue de mon double est
impardonnable. Dès demain je refais ma garde-robe il est incroyable que j’ai un
jour pensé que cette gabardine me vêtais correctement. En plus, pour être franc
je me moque depuis des années de mon collègue mais j’arrête dès
aujourd’hui : ce n’est pas le teint verdâtre qui caractérise mon visage
mais plutôt le blanc maladif. Finalement, je vais écourter ma ballade,
l’autocritique s’est bien, mais je vais en garder un peu pour les autres jours.
Les
quinze jours suivants je les passais à dévaliser les boutiques de prêt-à-porter
masculin, j’ai même pris des cours de bonnes manières pour améliorer mon
maintien. Par contre le passage par le coiffeur a été des plus amusants. Ce
brave homme possède une machine fort intéressante : il peut modifier la
coupe des gens par un savant programme informatique et cela à partir d’une
seule photo. Celle que j’ai finalement
sélectionnée me plait toujours, c’est déjà ça. Cependant, ce fut assez terrible
de ne pas rire en voyant mon double reproduire mes propres mimiques au fur et à
mesure que l’ordinateur désormais éteint faisait défiler des différents essais
de coiffure. Au final, je suis assez satisfait du résultat, je n’ai plus honte
de me regarder marcher dans la rue. Quinze jours de travail acharné pour ce résultat je suis heureux.
Mais
maintenant, je me rends compte de l’inutilité de mon geste : à part me
satisfaire, qui va remarquer ma transformation ? Mon collègue ? Ma
famille ? Que m’importe ? Je n’ai pas d’amis, pas de femme. Voilà mon
nouveau défit : m’intégrer socialement. J’ai terriblement envie que les
gens me reconnaissent dans la rue, que l’on m’admire. Je crois posséder un
extraordinaire avantage sur mes congénères de la race humaine : je peux
travailler mon image pleinement, aucune erreur de comportement ne peut m’être
épargnée … Je serais le meilleur à ce petit jeu !
Je me
rends compte maintenant à quel point il est aisé de se faire une réputation
dans le grand monde, il faut bien sûr y mettre le prix, et mes économies ont
bien diminué aussi enfin je vois le regard des gens changer lorsqu’il se pose
sur moi. Quant à mon double, il est plus devenu un ami qui me montrerai la
bonne marche à suivre, plutôt qu’un sinistre fantôme comme il m’était apparu au
début. Je suis de toutes les réceptions mondaines, je m’instruis énormément en
allant à des colloques et des séminaires. Un providentiel héritage de quelque
parent fort éloigné a permis de renflouer mes finances ; j’ai bien entendu
démissionné de mon ancien emploi. Un très léger frisson de remord m’a très
rapidement effleuré l’esprit en songeant au fait que sans moi et mes
investissements, mon pauvre collègue devra sans doute fermer boutique. Mais qu’importe, j’ai désormais l’occasion de
vivre pour moi et de vivre pleinement et je vais en profiter au maximum.
Je
virevolte d’une conquête à l’autre n’osant me poser dans une relation stable,
j’ai trop envie de rattraper tout le temps perdu. J’ai quelques amis que je
crois sincères et avec qui j’ai établi de véritables relations sociales. Une
nouvelle vie s’est offerte à moi et je la vie pleinement. On me trouve
dynamique, sympathique, jeune et ambitieux, tout comme les jeunes premiers des
téléfilms, je le crains. Il y a quand même un léger nuage dans le ciel bleu de
ma vie : je n'ai plus aucun moment de solitude : il y a toujours
quelqu’un avec moi : une de mes conquêtes ou un de mes très sincères amis
et même lorsque je suis aux toilettes, je sais que l’ombre de mon double plane
au-dessus de moi, c’est assez irritant.
C’est même parfois très pénible
nerveusement ; je ne passe jamais deux fois au même endroit dans la même
heure de peur de me croiser. Et oui, j’ai bien dit de peur, je ne sais pas
quand ce changement s’est effectué dans mon esprit, mais je supporte de moins
en moins de me voir revivre ce que j’ai déjà vécu à peine quelques minutes auparavant. J’ai
l’impression de me fuir moi-même pour pouvoir avancer dans l’avenir. J’ai de plus en plus de difficultés à ne pas
vivre uniquement dans le passé à force d’être le propre spectateur de ma
vie. Je crains d’avoir encore besoin de
changer totalement ma vie mais cette fois-ci par crainte des autres. J’ai
l’impression que mes proches me croient fou, je ne pensais pas que cela se
voyait autant, mais comment leur expliquer ce qui m’arrive ? Ils me
feraient interner c’est sûr, a-t-on jamais entendu parler de quelqu’un qui se
voit en double et qui ne soit pas fou ou même extrêmement soûl ?
Je ne
sais plus vraiment où j’en suis, suis-je fou ? Suis-je anormal ? Mais
qu’est-ce que la folie ou la normalité. Dans quelle mesure puis-je être certain
que personne n’a fait cette plus qu’étrange expérience sans jamais oser en
parler à quiconque ? J’ai tellement peur que l’on ne me diagnostique fou
que je n’ose même pas en parler à un ophtalmologiste, car après tout ce
phénomène ne pourrait être qu’un défaut de ma cornée. Mais après avoir lu
quelques livres au sujet des hallucinations, je suis bien obligé d’admettre
qu’il y a un fort pourcentage pour que ce soit un problème directement lié à
mon cerveau. J’ai trop peur de ce que
l’on pourrait m’annoncer, je préfère me taire.
Je n'ai jamais je n’ai parlé de cela à quiconque, et je m’en félicite
maintenant.
Ma
terrible peur doit être presque palpable car les gens désormais m’évitent, me
fuient, mais un léger trouble peut-il vraiment être la cause de ce
retournement ? Même mes plus proches amis ne me répondent plus lorsque je
leur téléphone. Il a suffit de quelques semaines de total désarroi pour que
tout le monde me tourne le dos sans même donner une petite explication. Et
pourtant, j’ai tout tenté pour les reconquérir, j’ai même fait le siège de la
demeure du seul avocat qui faisait parti du groupe que nous formions autrefois
et en qui j’avais la plus grande confiance. Bref, tout ce que j’ai récolté est
un rhume carabiné.
Du coup me voilà confiné à la maison. Après tout cela n’est
pas plus mal, je ne vois pas pourquoi ils me rejettent avec autant de violence,
je n’ai rien à faire avec ces gens ni avec personne d’ailleurs. Si l’on me rejette sans la moindre
explication, je rejetterai le reste du monde avec encore plus de violence, je
ne veux plus voir personne, jamais.
Désormais
je ne franchi plus la porte de mon appartement, je fais appel à des services de
livraison pour ma nourriture et mes produits d’usage courant. Contrairement à
ce que l’on pourrait songer mes journées sont très remplies. Les matinées sont
consacrées au ménage et à la préparation du repas du midi, les après-midi je
lis, je bricole, j’écris et bien sûr je me prépare un excellent souper.
Je
redécouvre les plaisirs d’antan quand on avait le temps de s’occuper de soi. Je
me régale avec les recettes que m’ont transmis mes mères et grands-mères. Je me
sens merveilleusement bien, c’est comme si je vivais au ralenti par rapport à
avant, j’ai vraiment l’impression de vivre pleinement mes journées et mes vies
d’avant me paraissent désormais bien futiles. C’est une période de calme et de
repos total dans ma vie.
Je me fais cette réflexion en m’installant un soir
dans mon fauteuil. Les tendres et chaleureuses couleurs de l’automne
envahissent ma modeste demeure et semblent d’une fort subtile manière modifier
totalement mon environnement. Tout autour de moi a un aspect et une substance différente :
une simple infime modification de l’intensité lumineuse et je me retrouve, sans
même avoir à me déplacer, ailleurs. Ce
n’est que le lendemain matin lorsque je me revois dans mon fauteuil que je comprends
que cette scène s’est déjà produite il y a tout juste cinq années. Mais ce n’est pas la seconde fois mais bien
la quatrième que je vis cette scène.
C’en est trop pour moi, je sens très nettement mon esprit se scinder en
deux puis en de milliers d’autres éclats. Ce qui suit cet instant reste dans
mon souvenir comme des flashs, des images qui restent gravées dans mes
souvenirs.
Je me
rappelle confusément que j’ai été obligé de quitter mon appartement pour me
retrouver à vagabonder dans les rues, me nourrissant de déchets et buvant
énormément tentant ainsi de combattre le froid intense et saisissant de
l’hiver. J’étais très mal nourri, alcoolique et malade, délirant tout le long
du jour poursuivit par mon insaisissable fantôme. Mes pas me conduisant en
dehors de tout lieu habité jusqu’au jour où je me suis enfin retrouvé
totalement seul et une lumière s’alluma dans mon cerveau, recollant les
fragments de mon esprit encore recollables. Une nouvelle conscience s’est
ouverte à moi, sans cause remarquable, si ce n’est le fait d’être arrivé à
destination. J’établis dans cette étendue totalement désertée de tout
envahissement humain ma demeure qui sera la dernière. Bien sûr mon double est
toujours là, unique vestige de ma folie passée.
Je
voulais conter cette histoire et je la déclame ici, sur l’infini parchemin de
la nature fait d’air. La folie m’a-t-elle quittée, je ne saurais le dire. Mais
voilà qu’une bourrasque de vent emporte une partie de l’histoire au loin, elle
se dissous petit à petit et s’éloigne de ma conscience. Je ne sais plus … De
quoi parlais-je ? Je me sens devenir de plus en plus léger … Une autre
bourrasque et je perds mon essence … Je …
Murmurine
Août 1997
11 janvier 2008
Mon liniment à moua
Grandement inspirée par Reo et ses bonnes idées ... je me suis laissée allée à faire un tit liniment en passant histoire d'avoir moi aussi un super démaquillant :
moi j'ai fait : 50 % eau de chaux 50% huile de noisette et 1 càc d'ester de sucre (pour 100g de produit) et voilouuuu !
rien de plus simple ... et extrèment efficace niveau démaquillage

Et voilà !
Et pourquoi pas utiliser cet émulsifiant très sympa pour mon démaquillant pour les yeux bi phasique ? Aussitôt pensé ... aussitôt testé !

La même chose en plus clair ! mdr !
une tite recette ?
Phase huileuse :
- 41 g d'huile d'amande douce
- 9 g d'huile de noyaux d'abricot
- 1 cuillère à café d'ester de sucre
Phase aqueuse :
- 40 g d'hydrolat de rose
- 10 g d'hydrolat de bleuet
Phase des actifs :
- 1% de conservateur